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La famille italienne fonctionne aussi en clan de façon très structurée. Ceci est dû en partie à la vie très active du quartier ou du village ou même encore d'un immeuble tout entier. J'ai pu également remarquer que cette structure familiale existait même dans les terrains de camping par groupes de tentes ou de campings cars ! Les familles sont très attachées à leur village, leur région, leur langue ou dialecte, leur club de foot (le calcio !). Une fois que le touriste a fait connaissance avec une famille, il en fait partie et partage la pasta, l'espresso. Mais il est parfois difficile d'y entrer. Les liens entre les familles sont très puissants car ils peuvent remédier au manque d'efficacité des administrations. C'est ce que l'on appelle la sistemazione. Sistemare, (installer, régler, organiser, veiller) correspond bien à ce souci et à ces nécessités. C'est surtout une entre-aide pour assurer la survie de la famille en toute solidarité. Cette structure se retrouve dans les secteurs économiques de pointe et permet à de véritables clans d'apporter une image de marque à l'Italie : Benetton pour la maille et le textile, De Cecco pour les pâtes, Agnelli pour l'automobile... Des familles entières avec les enfants, les parents, les grands-parents, voire même les oncles et tantes vivent parfois dans le même palazzo (immeuble). Les plus jeunes sont pris en charge par les adultes qui eux-mêmes assistent les anciens. Comme nous l'avons vu précédemment, la famille joue un rôle déterminant dans la vie sociale mais c'est vrai aussi pour la vie économique. Toutes ces particularités ont un point commun : la femme en tant qu'italienne, chef d'entreprise, active ou professionnelle, mère au foyer ou mère tout court ! D'ailleurs, elle réunit souvent toutes ces identités ! Le miracle économique après la seconde guerre mondiale, a favorisé les femmes et leur ascension sociale. Les moeurs ont évolué et ont permis aux femmes d'occuper davantage de postes à responsabilité. Aujourd'hui, les femmes peuvent gérer des entreprises en même temps que la vie familiale comme c'est la cas des soeurs Fendi, de Donatella Versace. Quand leur pouvoir est très étendu et autoritaire, on parle de mammismo ou matriarcat. La connotation est assez péjorative car on y associe l'image de l'homme faible et privé de caractère issue du ninéma de l'après-guerre ou des clichés (femme sensuelle ou "sois belle mais tais-toi"). Néanmoins, ce terme a tendance à disparaître au profit d'une image tout simplement de femme professionnelle.
"Sono un'italiano, un'italiano vero..." Toto Cutugno interprète encore cette chanson pour les cousins d'Outre-Atlantique. Le flux migratoire le plus important s'est produit entre 1880 et 1920 depuis la Sicile, la Calabre et la Campanie vers les Etats-Unis et le reste de l'Europe. Ceux qui ont émigré entretiennent toujours des liens avec leurs parents restés au pays. Mais c'est vrai également sur le plan national. A travers de nombreuses manifestations et spectacles, les contacts sont entretenus par les médias italiens. Beaucoup de familles ont un cugino (cousin) à New York ou à Cologne en Allemagne. Les "Little Italy" sont recréées et se développent souvent dans le secteur alimentaire. Ces familles participent à la diffusion de l'image de marque italienne à l'étranger grâce à la gastronomie. Les Américains d'ailleurs ont tout de suite adopté la cuisine italienne car elle est synonyme de diététique et de santé et en même temps de dolce vita.
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